Christian Garcin, invité d’honneur 2018

 

Christian Garcin publie en 1993 son premier livre, Vidas, dans la collection « L’un et l’autre » dirigée par Jean-Bertrand Pontalis chez Gallimard. Son œuvre, ample et protéiforme, est constituée de romans, de recueils de nouvelles, de poèmes, d’essais sur la peinture et la littérature, de livres pour la jeunesse, de carnets de voyage et de quelques autres livres inclassables (lexiques, fictions biographiques, évocations littéraires ou picturales, livre de photos).

Christian Garcin a également traduit de l’américain des recueils de poèmes de Charles Bukowski, Campbell McGrath ou encore David Kirby (Le Haha , Actes Sud 2018), et a entrepris avec Thierry Gillyboeuf une nouvelle traduction des Nouvelles intégrales  d’Edgar Allan Poe (dont le premier tome est publié par Phébus en mai 2018) ainsi que des Nouvelles complètes  de Melville qui paraîtra chez Finitude.
Il reçoit en 2012 le Prix Roland-de-Jouvenel de l’Académie Française pour son roman Des femmes disparaissent et le Prix Roger-Caillois pour l’ensemble de son œuvre, à l’occasion de la parution de son essai Borges, de loin.
 Christian Garcin, photo JL Bertini

Ses derniers titres parus

Romans
Les Oiseaux morts de l’Amérique, Actes Sud, 2018
Les Vies multiples de Jeremiah Reynolds, Stock, 2016
Selon Vincent, Stock, 2014, rééd. Babel 2018
Les Nuits de Vladivostok, Stock, 2013
Des femmes disparaissent, Verdier, 2011
La Piste mongole, Verdier, 2009

Nouvelles et récits
La loi des bêtes, avec des illustrations de Philippe Favier, éd. du Chemin de fer, 2015
Entrer dans des maisons inconnues, Finitude, 2015

Carnets de voyages
Dans les pas d’Alexandra David-Néel – du Tibet au Yunnan, coécrit avec Eric Faye, Stock 2018
Le Lausanne-Moscou-Pékin, La Baconnière 2015.
Carnets d’Orient, éd. L’Escampette, 2014

Littérature jeunesse
La perspective du condor, L’École des loisirs, 2016

Poésie
Poèmes américains, Finitude, 2018

Essais
Borges, de loin, Gallimard, coll. « L’un et l’autre », 2012, rééd. Arlea Poche 2018

Tour du monde en Cent jours (Avril-juillet 2018)
Chroniques à lire ici

Dans la presse
« Les clochards célestes de Christian Garcin » Le temps, le 19 janvier 2018

« And the gates of this Chapel were shut » Diacritik, 29 mars 2018

« Après la guerre » France Culture, 13 janvier 2018

LE MOT DE L’INVITÉ D’HONNEUR

« Ce qui m’intéresse, en somme, ce sont les échos, les symétries, les espaces de jonction parfois extrêmement ténus entre les individus, les systèmes de pensée, les époques et les situations vécues – ces liaisons invisibles qui organisent nos vies sans que nous en ayons pleinement conscience.
Dans le domaine de la fiction, cela peut se traduire par un réseau de passerelles entre personnages et situations à l’intérieur d’un même roman, mais aussi, bien entendu, d’un roman à l’autre : construire une structure, penser le ou les livres comme un système de résonances, de liaisons souterraines, qui irrigue la mécanique de la fiction – le plus souvent à l’insu des personnages eux-mêmes, et dans ce cas c’est l’instance narrative qui le met en lumière et le livre au lecteur. À l’intérieur de cette chambre d’échos les motifs se développent. J’ai un jour utilisé l’image, en décrivant cela, de ces nuages d’étourneaux qu’on désigne du beau nom de “murmuration” J’imaginais leur vol mouvant, fluide et compact à la fois, à l’intérieur d’une cage de verre. Le nuage d’oiseaux, ce sont les motifs de la fiction. Sa direction, imprévisible et mouvante, c’est la langue qui la donne, qui soutient  l’ensemble. La cage invisible, c’est la structure. »

Christian Garcin

Le programme
du festival

A LIRE…

A Las Vegas, Hoyt Stapleton voyage dans les livres et dans le temps, à la reconquête patiente et défiante d’une mémoire muette, d’un langage du souvenir
(Actes Sud, 2018 )

À travers ce recueil de poèmes, Christian Garcin paie son tribut à la littérature américaine. Il invoque Melville, Poe, Cassady, Thoreau, Cummings, Kerouac, Marianne Moore et bien d’autres, il marche dans leurs pas, de Manhattan à Cape Cod, de Concord à Lowell
(Éditions Finitudes, 2018)

En 1924, déguisée en mendiante tibétaine, Alexandra David-Néel franchit en quatre mois mille huit cents kilomètres de forêts, fleuves, vallées profondes et hauts sommets entre Yunnan et Tibet pour arriver clandestinement à Lhassa, alors interdite aux étrangers
(Éditions Stock, 2018)