30e Lettres d'Automne

Du 10 au 29 novembre 2020

Mathias Enard, invité d’honneur 2020

Autour de la thématique « À la croisée des langues, littératures françaises d’ici et d’ailleurs », le  programme du 30e festival Lettres d’Automne sera exceptionnellement décliné en trois chapitres, consacrés à l’œuvre et l’univers artistique de trois invités d’honneurs :
Léonora Miano (12 au 15 novembre) – Patrick Chamoiseau (19 au 22 novembre) – Mathias Énard (26 au 29 novembre)

Mathias Enard a étudié l’arabe et le persan à l’INALCO à Paris et séjourné longuement au Moyen-Orient avant de s’installer à Barcelone. Il est l’auteur, entre autres, des romans Zone et
Boussole (respectivement Prix du Livre Inter 2009 et Prix Goncourt 2015, aux éditions Actes Sud), du roman graphique Tout sera oublié avec Pierre Marquès (Actes Sud, 2014) ou encore du recueil de poèmes Dernière communication à la société proustienne de Barcelone (Inculte, 2016). Ses livres sont traduits en plus de vingt langues. Il fait partie du collectif « Inculte», a animé plusieurs revues culturelles et est par ailleurs féru d’art contemporain. Polyglote, Mathias Enard traduit de l’arabe, du persan, de l’espagnol et les langues qu’il maîtrise imprègnent son français.

Bibliographie

Romans
La Perfection du tir, Actes Sud, 2003
Remonter l’Orénoque, Actes Sud, 2005
Bréviaire des artificiers ill. Pierre Marquès, Éditions Verticales / Gallimard, 2007
Zone, Actes Sud, 2008
Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Actes Sud, 2010
L’Alcool et la Nostalgie, Éditions Inculte, 2011
Rue des voleurs, Actes Sud, 2012
Tout sera oublié, ill. Pierre Marquès, Actes Sud, 2013
Boussole, Actes Sud, 2015
Dernière communication à la société proustienne de Barcelone, Inculte/Dernière marge, 2016
Désir pour désir, RMN, collection Cartels, 2018
Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs, Actes Sud, 2020

Traductions
• Traduction du persan au français :
Mirzâ Habib Esfahâni, Épître de la queue, Minimales/Verticales / Gallimard, 2004
• Traduction de l’arabe (Liban) au français42 :
Yussef Bazzi, Yasser Arafat m’a regardé et m’a souri, Verticales / Gallimard, 2007

Prix littéraires

2004 : Prix Edmée de La Rochefoucauld et Prix des Cinq continents de la Francophonie pour La Perfection du tir, Actes Sud
2008 : Prix Décembre, Bourse Thyde Monnier, Prix Cadmous, Prix Initiales – Littérature Française, Prix du Livre Inter pour Zone, Actes Sud
2010 en 2011 : Prix Goncourt des Lycéens et Prix du Livre en Poitou-Charentes pour Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Actes Sud
2015 : Prix Goncourt pour Boussole , Actes Sud
2016 : Prix Goncourt : le choix serbe pour Boussole , Actes Sud
2017 : Prix Littéraire de Leipzig pour la compréhension européenne pour Boussole , Actes Sud

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à lire

Lire un extrait
La nuit descend sur Vienne et sur l’appartement où Franz Ritter, musicologue épris d’Orient, cherche en vain le sommeil, dérivant entre songes et souvenirs, mélancolie et fièvre, revisitant sa vie, ses emballements, ses rencontres et ses nombreux séjours loin de l’Autriche – Istanbul, Alep, Damas, Palmyre, Téhéran… –, mais aussi questionnant son amour impossible avec l’idéale et insaisissable Sarah, spécialiste de l’attraction fatale de ce Grand Est sur les aventuriers, les savants, les artistes, les voyageurs occidentaux.
Ainsi se déploie un monde d’explorateurs des arts et de leur histoire, orientalistes modernes animés d’un désir pur de mélanges et de découvertes que l’actualité contemporaine vient gifler.
(Actes Sud, 2015)
[Prix Goncourt, 2015]

 

Lire un extrait
1939, Afghanistan. Autour d’un feu de camp, aux pieds des Bouddhas de Bâmiyân, une voyageuse européenne, Anne-Marie Schwarzenbach, tombe amoureuse d’une archéologue. Cette nuit-là, les deux femmes l’apprennent par la radio, la Seconde Guerre mondiale éclate.
2016, Berlin. Karsten, jeune Allemand qui se passionne pour l’Orient rencontre Nayla, une réfugiée syrienne, dont il s’éprend, malgré leurs différences.
A travers ces deux récits entremêlés, deux histoires d’amour atypiques, comme un écho à deux époques complexes, se tissent au fil des pages. Alliant les contraires, rapprochant des êtres qui n’auraient jamais dû se croiser, l’album propose une réflexion sur la difficulté d’aimer aujourd’hui comme hier.
Dessins de Zeina Abirached.
(Casterman, 2018)

Dernière communication à la société proustienne, Mathias EnardDe Beyrouth à Damas, de la Russie au Tadjikistan, aux Balkans et à l’Espagne, Mathias Énard dépeint à travers un recueil d’errances poétiques l’immense carte de son monde d’écriture, mais aussi sa géographie intime. L’auteur de Boussole (prix Goncourt 2015), en lieu de poèmes, nous offre ici des récits poétiques, brefs, écla­tés, fulgurants, sensuels parfois, brusques souvent.
Des récits dont le style rappelle Cendrars, Apollinaire, Pessoa et même Garcia Lorca par leur brutale simpli­cité, leur évidence poétique. Dernière Communication à la Société proustienne de Barcelone traverse vingt ans d’écriture et dessine pour l’auteur une manière d’auto­biographie voyageuse.
(Inculte, 2016)