Résidence d'écriture

4e édition

Jean d’Amérique, en résidence à Montauban en 2021

 Voir la page d’accueil de la résidence 2021

Jean d'Amérique, auteur, photo signée Marie MonfilsNé en Haïti, Jean D’Amérique est poète, dramaturge et romancier. Il porte haut les couleurs de la nouvelle génération d’écrivains haïtiens. Il vit entre Paris, Bruxelles et Port-au-Prince. Il a publié plusieurs recueils de poèmes : Petite fleur du ghetto (Atelier Jeudi Soir, 2015), mention spéciale du Prix René Philoctète, Nul chemin dans la peau que saignante étreinte (Cheyne, 2017), Prix de Poésie de la Vocation, et Atelier du silence (Cheyne, 2020).

Auteur de plusieurs pièces de théâtre, il a reçu le Prix Jean-Jacques Lerrant des Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre pour Cathédrale des cochons (éditions Théâtrales, 2020).
Il a co-fondé et dirige le festival international de poésie de Port-au-Prince Transe Poétique.
Son premier roman, Soleil à coudre, est paru chez Actes Sud en 2021.

— Retrouvez la présentation de Jean d’Amérique sur les sites des éditions Actes Sud, Cheyne et Théâtrales.

Crédit photo : Marie Monfils

Bibliographie

Soleil à coudre, Actes Sud, 2021
Cathédrale des cochons, éditions Théâtrales, 2020
Atelier du silence, Cheyne, 2020
Nul chemin dans la peau que saignante étreinte, Cheyne, 2017
Petite fleur du ghetto, Atelier Jeudi Soir, 2015 ; maelstrÖm, 2019
Critiques littéraires
« Mesurer l’absence », Terre à ciel, 2019
« Penser la beauté », Terre à ciel, 2018
« Nimrod : silex et tendresse », Mediapart, 2018 – Lire ici
« Maître-Minuit, flamboyante démence », Africultures / Le Nouvelliste, 2018
« Belle merveille, roman-punchline », Mediapart, 2017

Prix littéraires

2020 : Sélection Troisième Bureau / Regards Croisés pour Cathédrale des cochons
2018 : Finaliste du Prix Fetkann de poésie
2019 : Sélection Texte En Cours pour Avilir les ténèbres
2019 :
Finaliste du Prix RFI-Théâtre pour Cathédrale des cochons
2018 : Finaliste du Prix RFI-Théâtre pour Avilir les ténèbres
2017 :
Lauréat du Prix de poésie de la Vocation
2016 : Finaliste du Prix Révélation poésie de la SGDL
2015 : Mention spéciale Prix René Philoctète de la poésie

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à lire

Couverture du livre Soleil à coudre de Jean d'Amérique, Editions Actes Sud 2021 Lire un extrait
«Tu seras seule dans la grande nuit.» Telle est la prophétie énoncée de longue date par Papa à la toute jeune fille qu’on appelle Tête Fêlée. Papa, qui n’est pas son vrai père, est aux ordres du pire bandit de la ville ; Fleur d’Orange, sa mère, n’a que son corps à vendre. Dans la misère d’un bidonville haïtien, Tête Fêlée observe les adultes – leur violence, leurs faiblesses, leurs addictions… et tente de donner corps à ses fantasmes d’évasion. Souvent seule entre ses quatre murs sales, elle recommence inlassablement une lettre à la camarade de classe dont elle est amoureuse, cherchant les mots qui ne trahiraient ni ses rêves ni sa vérité.
Une fable cruelle gonflée de poésie, de désir et de sang, où la naïveté d’une enfance impossible se cogne à la crudité sans pitié du monde.
(Actes Sud, 2021)

 

Couverture du livre Cthédrale des cochons de Jean d'Amérique
Lire un extrait
D’une prison haïtienne, une voix s’élève. Elle scande, dans une seule longue phrase, les malheurs du pays : pauvreté, famine, catastrophes naturelles, pouvoir corrompu, église hypocrite.
C’est un cri. Un poème dramatique qui ne cherche pas l’esthétisation de la misère et de la violence politique car le poète les vit, du fond de son cachot de Port-au-Prince. Sa parole emprisonnée résonne d’autant plus qu’on l’a bafouée, empêchée, retenue. Éminemment théâtral par son oralité et son rythme, un poème partition pour un homme au souffle long, comme pour un chœur puissant.
Jean D’Amérique pousse ce cri en écho à d’autres confrères et consœurs poètes emprisonnés d’hier et d’aujourd’hui : Federico García Lorca, Aslı Erdoğan, Nâzım Hikmet… et la force de son verbe rejoint la subversion de Jean Genet et l’allant d’Aimé Césaire. À lire à haute voix pour faire voler en éclats tous les murs dressés.
(Théâtrales, 2020)

Couverture du livre de Jean d'Amérique Nul chemin dans la peu que saignante étreinte

Nul chemin dans la peau que saignante étreinte naît parce que saturation de fêlures. Parce que plaies et déchirements. Parce qu’aussi sous la peau tous les cris, tous les feux, des voix vagabondes, et la sève brûlante des voyages. J’ai voulu allumer le verbe pour arpenter ces lieux, fouler tant l’écorce que les abysses de ces villes-ruines, conter mes errances, sonder les maux de ma terre intérieure, ramener au soleil un vœu humain longtemps bafoué.
Ce texte peut s’entendre comme une marche, une marche pour compter les pas fauchés de l’être, plonger dans les cahots du corps et recenser l’infernale odyssée de ces peaux condamnées au chant du barbelé. Mais aussi pour restituer des moments qui rayonnent d’humanité, d’amour et d’espérance. Poème à fleur de peau qui ne baisse pas les mots devant l’étreinte, il ne s’agit pas d’une plainte mais d’un chant de lumière porté par un oiseau blues.
(Source : le Printemps des Poètes)
(Cheyne, 2017)
[Prix poésie de la vocation 2017]