Anne-Marie Garat

Auteure

Photo portrait de l'écrivain Anne-Marie Garat par Phlippe Matsas
Crédit Photographique :
Philippe Matsas/Leemage/Editions Actes Sud
« Née à Bordeaux, Anne-Marie Garat descend de forestiers du Béarn, de vignerons du Médoc et d’une paysanne valaisanne, annexée à la famille par un détour romanesque de la Grande guerre. Sa naissance dans un quartier ouvrier des Chartrons, rues basses d’échoppes, le paysage d’estuaire de la Gironde, ses vases et ses îles, son horizon atlantique ; la machine à coudre Singer de sa mère et l’appareil photo de son père, un Voigtländer à soufflet, sont les principaux motifs autobiographiques de son œuvre.
Marquée par l’héritage de la mémoire familiale, que traversent les deux guerres mondiales, son origine lui inspire un sentiment de rupture intime, qu’elle traduit par les figures de l’absence et du crime, où dominent les fantômes d’un passé qui ne passe pas. Souvent présentes dans ses romans, les images de la photographie et du cinéma, et celles de la peinture liées à celles du langage littéraire, y désignent, derrière les illusions du visible, la réalité des formes imaginaires qui voisinent au quotidien; d’ailleurs, elle a longtemps écrit dans sa cuisine, qui constitue à ses yeux un petit laboratoire existentiel. Couture, cuisine, écriture sont des activités analogues, pour peu qu’on chausse ses lunettes et affûte ses petits couteaux.
Elle revendique la fiction comme représentation vraie, elle incline à penser que la littérature n’a pas de sexe mais un genre (très humain) et qu’elle est plus que jamais un art de l’inquiétude, propre à la connaissance de soi et du monde. Son style emprunte autant au registre de la poésie que du réalisme, pour être grave son ton n’est pas exempt d’un certain humour, dont elle craint qu’il soit peu manifeste, mais elle ne désespère pas.
Elle milite en divers lieux pour la lecture des œuvres littéraires, convaincue que le capital imaginaire est un bien sans pareil, et sa transmission une question politique. Ayant tenté une fois une année sabbatique pour se consacrer exclusivement à écrire, cette expérience stérile l’a convaincue qu’écrire est un rapt, non un état ou un métier.
Elle en a conclu que les acrobaties mentales pour rendre compatibles profession, enfants et passions amoureuses lui étaient un exercice salubre. Par ailleurs, elle aime planter des arbres, les nuages, marcher, le vin, le chocolat, peindre (les murs des maisons) et exagérer.
Cette citation lui semble assez bien définir son activité d’écrivain : « …de toute évidence ce devait être quelque chose de très simple la chose la plus simple et la plus impossible du monde; comme le serait par exemple la description de la forme exacte d’un nuage. » (Joseph Conrad, Lord Jim).

Source : www.anne-marie-garat.com

Bibliographie

Ses derniers titres parus

L’Homme de Blaye, Flammarion, 1984, rééd. 2019
Voie non classée, Flammarion, 1985, rééd. 2019
Le Grand Nord-Ouest, Actes Sud, 2018
La Source, Actes Sud, 2015
Vive le sport, Photos de Jacques-René Lartique, préface de Anne-Marie Garat, Actes-Sud, 2013
Tranquille, Nouvelle, Editions In8, 2013
La Première Fois, Actes Sud, 2013
Programme sensible, Actes Sud, 2013
Photos de familles, Actes Sud, 2011
Pense à demain, Actes Sud, 2010
L’Enfant des ténèbres, Actes Sud, 2008
On ne peut pas continuer comme ça, Atelier In8, 2006
Dans la main du diable, Actes Sud, 2006
Une faim de loup. Lecture du Petit Chaperon rouge, Actes Sud, 2004

Informations complémentaires

Anne-Marie Garat est l’invitée d’honneur du 29e Festival Lettres d’Automne, du 18 novembre au 1er décembre 2019.
Montauban / Tarn-et-Garonne / Occitanie

« Etre écrivain ce n’est pas être un rédacteur » – Interview d’Anne-Marie Garat sur France Culture (29/09/2018)