Lettres d'Automne

Invités d’honneur 2022 :
Pierre Ducrozet et Alice Zeniter

Lettres d’Automne

Pierre Ducrozet invité d'honneur du festival littéraire Lettres d'automne 2022Pierre Ducrozet

Pierre Ducrozet parcourt le monde puis ses 20 ans. Il tisse des récits en mouvement perpétuel qui saisissent les élans de notre temps et interrogent notre rapport au monde. Il est l’auteur de plusieurs romans parmi lesquels Requiem pour Lola rouge (Grasset, 2010, prix de la Vocation 2011), Eroica (Grasset, 2015) fiction biographique autour du peintre Jean-Michel Basquiat, L’invention des corps (Actes Sud, 2017) qui lui a valu le prix de Flore et Le grand vertige (Actes Sud, 2020). Pierre Ducrozet a également co-signé plusieurs livres pour la jeunesse autour des grands enjeux contemporains et il tient une chronique dans Libération. Certaines de ses chroniques ont été réunies dans un recueil publié par Actes Sud en 2020 : Partir léger. À l’automne 2022, il publiera son sixième roman, Variations de Paul.

« À chaque époque correspondent des formes littéraires précises qui incarnent des représentations du monde. Je crois que la nôtre appelle des récits ouverts, croisés, mouvants, à l’image d’une réalité diffractée. Ces nouveaux récits nous permettront peut-être de mieux la saisir, voire d’avoir prise sur elle. Nous sommes nombreux à nous poser ces questions, sur tous les continents et dans toutes les pratiques artistiques. Ce nouveau siècle sera, je crois, passionnant à cet égard, de nouvelles formes vont émerger. Le défi touche tous les domaines, et en particulier celui de nos représentations. » Pierre Ducrozet

Bibliographie (extraits)

• Romans, chroniques
Variations de Paul, Actes Sud, 2022
Partir léger, Actes Sud, 2020
Le grand vertige, Actes Sud, 2020
L’invention des corps, Actes Sud, 2017
Eroica, éd. Grasset, 2015
La vie qu’on voulait, Grasset, 2013
Requiem pour Lola rouge, Grasset, 2010 (Prix de la Vocation 2011)

• Littérature pour la jeunesse
Je suis au monde, avec Julie Canepa, ill. Stéphane Kiehl, Actes Sud Junior, 2021
Citoyens de demain, avec Julie Canepa, ill. Maria Frade, La martinière jeunesse, 2021
Ces jeunes qui changent le monde, avec Julie Canepa, La martinière jeunesse, 2019
Poètes, qui êtes-vous ?, Bulles de savon, 2013
Louis Armstrong, Bulles de savon, 2012
Marco Polo, Bulles de savon, 2012
Les Clefs du zoo, Éveil et découvertes, 2009

Prix littéraires

Prix de la Vocation 2011 – Requiem pour Lola rouge
Prix de Flore 2017 – L’invention des corps
Prix Mottart 2021 de l’Académie française – Le grand vertige

Alice Zeniter, invitée d'honneur du festival littéraire Lettres d'automne 2022Alice Zeniter

Alice Zeniter se rêve très tôt romancière, elle écrit son premier ouvrage à l’âge de16 ans. S’ensuivent six autres romans parmi lesquels Sombre dimanche (prix du Livre Inter 2013) et L’Art de perdre qui connaît un formidable succès et a été récompensé par de nombreux prix littéraires (dont le Prix Goncourt des lycéens 2017). Alice Zeniter investit également le monde du théâtre dès le début de sa carrière. Elle collabore avec plusieurs metteurs en scène et créé la compagnie théâtrale L’Entente Cordiale au sein de laquelle elle monte différents spectacles. Elle crée en 2020 son premier seule-en-scène qu’elle publie par la suite avec pour titre Je suis une fille sans histoire. Dans le prolongement de cette réflexion sur le pouvoir des récits, elle publiera en 2022 Toute une moitié du monde.

« Je ne comprends jamais mieux les choses, que quand je suis en train de les écrire, et l’écriture me donne un laboratoire de la compréhension. Pour moi, la littérature est le lieu du temps et du doute, et non le lieu où on délivre un message. Mais, je considère également, que l’une des choses que la littérature peut faire, c’est de travailler sur le changement du regard, de reconfigurer les représentations, et permettre de se réapproprier autrement les choses qui nous entourent.» Alice Zeniter

Bibliographie (extraits)

• Romans, essais, théâtre
Toute une moitié du monde, éditions Flammarion, 2022
Je suis une fille sans histoire, L’Arche éditeur, 2021
L’Enfant que j’ai connu, théâtre (inédit), 2021
Quand viendra la vague, L’Arche éditeur, 2019
Comme un empire dans un empire, éditions Flammarion, 2020
L’Art de perdre, éditions Flammarion, 2017
Juste avant l’oubli, éditions Flammarion, 2015
De qui aurais-je crainte ? (photos de Raphaël Neal), éditions Le Bec en l’Air, 2015
Sombre Dimanche, éditions Albin Michel, 2013
Jusque dans nos bras, éditions Albin Michel, 2010
Deux moins un égal zéro, Nantes, France, Éditions du Petit Véhicule, coll. « Plaine Page », 2003

• Littérature pour la jeunesse
Home Sweet Home, avec Antoine Philias, éditions L’école des loisirs, 2019
Hansel et Gretel, le début de la faim, éditions Actes Sud-Papiers Heyoka jeunesse, 2018
Un Ours, of Course !, éditions Actes Sud Junior, 2015

• Traduction
Chris Kraus, I love Dick, éditions Flammarion, 2016, 272 pages
Chris Kraus, Dans la fureur du monde, éditions Flammarion, 2019, 301 pages
Martin Crimp, Des hommes endormis, éditions L’Arche, 2019

• Scénarios
2014 : Fever, de Raphaël Neal
2021 : H24 (épisode 2, « 08h – 10 cm au dessus du sol »)*

Prix littéraires

Prix Goncourt des lycéens 2017 – L’Art de perdre
Prix littéraire du Monde 2017- L’Art de perdre
Prix Landerneau des lecteurs 2017- L’Art de perdre
Prix des libraires de Nancy / Le Point 2017 – L’Art de perdre
Prix Renaudot des lycéens 2015 – Juste avant l’oubli
Prix de Trouville 2016 – Juste avant l’oubli
Prix de la Closerie des Lilas 2013 – Sombre Dimanche
Prix du Livre Inter 2013 – Sombre Dimanche
Prix des lecteurs de l’Express 2013 – Sombre Dimanche
Prix littéraire Laurence Trân 2011 – Jusque dans nos bras
Prix littéraire de la Porte Dorée 2010 – Jusque dans nos bras

à lire

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Avec Toute une moitié du monde, Alice Zeniter écrit un livre hautement stimulant, fondé sur ses expériences personnelles de lectrice avant tout, mais d’écrivaine aussi, un livre qui nous invite à repenser nos façons de lire les histoires qu’on nous raconte. C’est aux lecteurs que nous sommes qu’il s’adresse, c’est avec eux qu’il converse, avec autant de sérieux que d’allégresse, autant d’humour que d’érudition. Ce livre est tout simplement l’histoire d’une femme qui aimerait qu’on ouvre en grand les fenêtres de la fiction.
En librairie le 31 août

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Après L’invention des corps et Le grand vertige, toujours en phase avec les vibrations du monde, Pierre Ducrozet change de focale pour raconter une famille dont l’astre vital est la musique, une famille où l’amour (et les malentendus) circulent dans toutes les tonalités. Où l’on retrouve son énergie, sa plasticité, sa vitesse au service d’une profondeur nouvelle dans une anti- saga affranchie des modèles, une histoire intime, sauvage et informelle de la musique au XXe siècle, un roman qui danse et qui sonne comme un concert et une tempête. Au plus près des personnages, dans l’exploration de ce qui les lie et les délie, Variations de Paul nous happe et nous bouleverse.

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« Une bonne histoire, aujourd’hui encore, c’est souvent l’histoire d’un mec qui fait des trucs. Et si ça peut être un peu violent, si ça peut inclure de la viande, une carabine et des lances, c’est mieux… »
Mais quelle place accorde-t-on dans ces histoires aux personnages féminins et à la représentation de leur corps ? Alice Zeniter déconstruit le modèle du héros et révèle la manière dont on façonne les grands récits depuis l’Antiquité. De la littérature au discours politique, elle nous raconte avec humour et lucidité les rouages de la fabrique des histoires et le pouvoir de la fiction.

Septembre 2019. Dans la dernière ligne droite de l’écriture de son roman Le grand vertige, Pierre Ducrozet se lance dans un voyage de plusieurs mois à travers l’Asie, sur les traces de certains de ses personnages. Sous forme de chroniques bimensuelles, il envoie des cartes postales à Libération : récits, impressions, sensations – des « notes pour plus tard » qui prennent le pouls de cette planète en surchauffe et des humains qui y vivent.


L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?

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Pionnier de la pensée écologique, Adam Thobias est sollicité pour prendre la tête d’une « Commission internationale sur le changement climatique et pour un nouveau contrat naturel ». Pas dupe, il tente de trans former ce hochet géopolitique en arme de reconstruction massive. Au cœur du dispositif, il crée le réseau Télémaque, mouvant et hybride, constitué de scientifiques ou d’intuitifs, de spécialistes ou de voyageurs qu’il envoie en missions discrètes, du Pacifique sud à la jungle birmane, de l’Amazonie à Shanghai… Tandis qu’à travers leurs récits se dessine l’encéphalogramme affolé d’une planète fiévreuse, Adam Thobias conçoit un projet alternatif, novateur, dissident.

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