Paula Jacques | Confluences

Auteur

Crédit Photographique :
Paula Jacques ©Stephane Haskell

Paula Jacques est née au Caire en 1949, dans une famille juive aisée. Avec l’arrivée au pouvoir de Nasser en 1954 débute l’arabisation des entreprises et l’expropriation des Juifs. Le père de Paula, propriétaire d’une entreprise d’import-export, est placé sous séquestre, ce dont il ne se remettra pas. En 1956, après les événements qui suivent la nationalisation du canal de Suez, les Juifs sont sommés d’abandonner leurs biens et de quitter l’Egypte. La mère de Paula, francophone et francophile, confie Paula et ses deux frères à l’Agence juive qui les place dans un kibboutz en Israël alors qu’elle part pour la France. Ce n’est qu’au bout de trois années, en 1961, que Paula rejoint sa mère à Paris.
Devenue journaliste à partir de 1975, Paula Jacques anime depuis 1999 sur France Inter l’émission « Cosmopolitaine » où elle présente les littératures et le cinéma d’ailleurs. Elle fut aussi l’une des animatrices de l’émission « L’Oreille en coin » du dimanche après-midi, et elle a créé avec Richard Hulot l’émission « Pentimento ou l’enfance de l’art » dans laquelle elle interrogeait et faisait découvrir des artistes et des écrivains.

En 1980, elle publie son premier livre, Lumière de l’œil (Mercure de France) et obtient le prix Femina en 1991 avec Déborah et les anges dissipés. Son roman Gilda Stambouli souffre et se plaint… a reçu le Prix Europe 1 et le Prix Nice Baie des Anges en 2002. Paul Jacques a publié une dizaine d’ouvrages et elle est membre du jury du Prix Femina depuis 1996. Dans ses livres, elle se sert de sa propre histoire imbriquée à celle, complexe, de l’Egypte, comme moteur de ses écrits. Tel est le cas notamment pour Kayro Jacobi, juste avant l’oubli, un essai publié en 2010 dans lequel Paula Jacques rend hommage au cinéma de son pays, mais aussi à sa culture riche de nombreuses influences.

Bibliographie

  • Au moins il ne pleut pas, éditions Stock, 2015
  • Kayro Jacobi, juste avant l’oubli, éditions Mercure de France, 2010
  • Rachel-Rose et l’Officier Arabe, éditions Mercure de France, 2006
  • Gilda Stambouli souffre et se plaint…, éditions Mercure de France, 2002
  • Les femmes avec leur amour, 1997 (réédition Gallimard, 1999)
  • La descente au paradis, éditions Mercure de France, 1995
  • Déborah et les anges dissipés, éditions Mercure de France, 1991
  • L’héritage de tante Carlotta, 1987
  • Un baiser froid comme la lune, 1983
  • Lumière de l’oeil, 1980

Actualités

Au moi9782234075603-X_0ns il ne pleut pas, Stock, parution le 25 février 2015

Hiver, 1959. Nous sommes au port de Haïfa. Deux adolescents, Solly et Lola Sasson, débarquent sous une pluie glacée. Deux orphelins venus d’Égypte, perdus, apeurés, qui ne savent rien du monde sur lequel ils viennent d’atterrir. Solly, le petit frère, c’est de la graine de voyou, séducteur, résolu à se tailler une place au soleil. Lola, son aînée de treize mois, rêveuse et timorée, estime que la vie dans les livres est plus intéressante que la réalité. Où aller ? Où les portera cette nouvelle vie de déracinés ? À Wadi Salib, sur les hauteurs de Haïfa, chez deux femmes étranges, Ruthie la silencieuse et Magda la bavarde, qui vivent comme des soeurs, liées par un pacte de la mémoire : ce sont deux rescapées des camps.
Du moins, c’est ce que le lecteur va croire au début de ce roman foisonnant, humain, émouvant et provocateur à la fois. Les déportées le furent-elles vraiment ? Quel est le prix à payer pour survivre ? Et dans l’Israël des pionniers et de la coexistence difficile entre les communautés sépharade et ashkénaze, comment s’adapter, que choisir et qui être ?

Source : www.editions-stock.fr/au-moins-il-ne-pleut-pas-9782234075603

Informations complémentaires

Invitée Lettres d’Automne 2011