Archives des Lettres d'automne - Page 12 sur 68 - Confluences

La Fontaine Unplugged

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Cie DNB
D’après les fables de Jean de La Fontaine

Ici le Lièvre crâne en crooner ; Perrette se rêve en « Nouvelle Star » de variétés ; le Corbeau, addict aux réseaux sociaux, est amadoué par un rusé algorithme… Le trio se sert d’un riche instrumentarium tout en faisant la part belle aux polyphonies pour donner à entendre une relecture joyeuse et sensible, décalée et inventive du grand fabuliste. Elles et il donnent vie à ce bestiaire musical florissant et à l’énergie communicative grâce à des variations décapantes, originales et fidèles à l’esprit de Jean de La Fontaine. Une pépite au verbe malicieux et gourmand !

Manifestation programmée par La Négrette en partenariat avec le festival
Venir en covoiturage avec Festicar

Grand-mère perd la tête

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Cie Et moi, théâtre d’objets et d’ombres d’après Ma grand-mère perd la tête, de Corinne Dreyfuss
Avec Nora Jonquet

Grand-mère perd la tête est l’adaptation d’un roman sensible qui aborde la relation forte entre une petite fille et sa grand-mère.
Une comédienne seule en scène se replonge dans son enfance et observe avec tendresse et bienveillance ces petites choses qui changent dans le comportement de sa grand-mère, assumant autant le comique de certaines situations loufoques que la crainte de perdre les êtres chers.
De la drôlerie derrière un sujet grave traité avec beaucoup de malice, d’amour et d’humanité.

Manifestation proposée avec la Mémo
Venir en covoiturage avec Festicar

 

 

Soirée cinéma

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18H – Indes galantes
Documentaire de Philippe Béziat (2021), 1 h 48

C’est une première pour 30 danseurs de hip-hop, krump, break, voguing… Une première pour le metteur en scène Clément Cogitore et pour la chorégraphe Bintou Dembélé. Et une première pour l’Opéra de Paris. En faisant dialoguer danse urbaine et chant lyrique, ils réinventent ensemble le chef d’œuvre baroque de Jean-Philippe Rameau, Les Indes Galantes. Des répétitions aux représentations publiques, c’est une aventure humaine et une rencontre aux enjeux politiques que nous suivons : une nouvelle génération d’artistes peut-elle aujourd’hui prendre la Bastille ?
> Philippe Béziat sera présent le vendredi 22 novembre au théâtre à Montauban
> En préambule de la projection, Jean-Marc Andrieu (orchestre baroque Les Passions) présentera cette œuvre singulière de Jean-Philippe Rameau, Les Indes Galantes.
Petite restauration proposée entre les deux films par La coulée douce.
Réservation des assiettes auprès de Confluences : 05 63 63 57 62
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21H – En fanfare [ AVANT-PREMIÈRE ]
Film de Emmanuel Courcol (2024), 1 h 43
Avec Benjamin Lavernhe, Pierre Lottin, Sarah Suco

Thibaut est un chef d’orchestre de renommée inter- nationale qui parcourt le monde. Lorsqu’il apprend qu’il a été adopté, il découvre l’existence d’un frère, Jimmy, employé de cantine scolaire et qui joue du trombone dans une fanfare du nord de la France. En apparence tout les sépare, sauf l’amour de la musique. Détectant les capacités musicales exceptionnelles de son frère, Thibaut se donne pour mission de réparer l’injustice du destin. Jimmy se prend alors à rêver d’une autre vie…

Manifestation programmée par Eidos en partenariat avec le festival.
Tarifs La Muse : 05 63 63 44 74.
10€ la soirée – 7€ / 5,5€ le film
Pas de réservation à l’avance. Billetterie sur place le soir même

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Nos Rêvoltes

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Cie Les Petites Gens
La représentation sera suivie d’un bord de scène avec Simon Grangeat

Il y a des enfances qui durent longtemps. Il y en a d’autres qui s’achèvent avant l’heure. Joseph a douze ans, lorsque la police vient le chercher chez sa mère pour l’emmener dans un foyer. Le monde lui est devenu tout à coup étranger. Dès son arrivée, il fait la connaissance de Nour, jeune fille extravertie qui connaît les lieux comme sa poche et le prend sous son aile. Les journées passent, les nuits sont peuplées d’angoisses, de cauchemars, de slam mais aussi d’étoiles… La possibilité d’un demain, à portée de la Grande Ourse ?

Manifestation programmée par Tarn-et-Garonne Arts & Culture dans le cadre de la Saison culturelle La Talveraie, en partenariat avec le festival.
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La langue bien pendue

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Club de lecteurs de la médiathèque Memo
Lecteurs assidus d’auteurs confirmés, dénicheurs de nouveaux talents, la Mémo vous invite chaque mois à défendre vos coups de cœur ou simplement à écouter et collecter des idées de lectures. Le rendez-vous de novembre est consacré aux auteurs invités du festival Lettres d’automne. Venez découvrir leurs livres avant de les rencontrer !

Rendez-vous proposé par la Mémo, médiathèque de Montauban
Venir en covoiturage avec Festicar

Dans les coulisses du festival

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Présentation des autrices et auteurs invités
Avant que les pages des Lettres d’automne ne s’ouvrent pleinement, retrouvez les équipes de Confluences, de la librairie Livres & Cie et de la médiathèque de Caussade pour découvrir leurs coups de cœur parmi les livres des autrices et auteurs invités. Laissez-vous tenter par quelques découvertes littéraires et n’hésitez pas à prendre la parole pour présenter à votre tour un livre ou un écrivain qui vous inspire. Un rendez-vous convivial pour échanger, s’inspirer et préparer ensemble le festival ! cœur parmi les livres des autrices et auteurs invités. Laissez-vous tenter par quelques découvertes littéraires et n’hésitez pas à prendre la parole pour présenter à votre tour un livre ou un écrivain qui vous inspire. Un rendez-vous convivial pour échanger, s’inspirer et préparer ensemble le festival !

Manifestation proposée avec la Communauté de Communes Quercy Caussadais, la médiathèque de Caussade et la librairie Livres & Cie
Venir en covoiturage avec Festicar

Le festival en vitrine

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Vitrines calligraphiées par La Grande Mag

L’apparition dans les rues des mots des invités de Lettres d’automne est désormais un rendez-vous attendu !
Au détour des rues, laissez-vous sur- prendre par des phrases extraites des livres des auteurs et autrices invités.
Après Henri Mérou, peintre en lettres qui a longtemps habillé les vitrines des commerçants et de certains lieux publics de la ville, c’est La Grande Mag, artiste montalbanaise, qui investit l’espace urbain.

En partenariat avec les commerçants et l’Office de Tourisme du Grand Montauban

 

Ma nuit au musée à la Cave Po’

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[CREATION] avec Nathalie Vidal et Micheline Sarto

La collection « Ma nuit au musée », publiée par les éditions Stock, propose à des écrivains de passer une nuit dans le musée de leur choix. De ces nuits naissent des textes surprenants, poétiques et passionnants qui permettent des explorations sur des territoires différents, des réflexions philosophiques, esthétiques, sociologiques, de la pure création littéraire.
Cette lecture est une invitation à arpenter plusieurs textes de la collection – notamment ceux d’Ananda Devi, Lola Lafon et Leïla Slimani – qui, chacun à leur manière, interrogent le rapport à la création. Elle s’inscrit dans le cycle de lectures “Les rugissantes” proposées tous les mardis à la Cave Po’.

Manifestation proposée avec la Cave Poésie
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Invités d’honneur 2024

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Invités d’honneur : Jakuta Alikavazovic et Sylvain Prudhomme

Lettres d’automne 2024

Jakuta Alikavazovic

Née à Paris d’un père monténégrin et d’une mère bosnienne, Jakuta Alikavazovic publie en 2006 un recueil de nouvelles : Histoires contre nature (L’Olivier), puis l’année suivante Corps volatils, couronné par le prix Goncourt du premier roman.
Suivront plusieurs romans, toujours aux éditions de L’Olivier, parmi lesquels Le Londres-Louxor, La Blonde et le Bunker et L’Avancée de la nuit, chassé-croisé amoureux en proie aux traumatismes de la guerre en Bosnie, qui est élu « révélation française de l’année » par le magazine Lire.
En 2021, elle obtient le Prix Médicis essai pour le récit Comme un ciel en nous paru dans la collection « Ma nuit au musée » des éditions Stock.
Agrégée d’anglais, Jakuta Alikavazovic se consacre également à la traduction d’essais et de romans (dont Milkman d’Anna Burns et Beloved de Toni Morrison) et elle est chroniqueuse pour le journal Libération depuis 2019. En 2024, elle est titulaire de la chaire d’écrivain en résidence de Sciences Po.

« La langue que j’écris est une langue qui ne m’a été ni donnée, ni transmise. D’une façon très profonde, singulière, je ne la dois à personne – pas à des gens de chair et de sang, je veux dire ; pas à des bras, pas à des corps aimants.
Alors qu’elle est tout pour moi aujourd’hui, alors qu’elle est mes yeux, ma voix, je n’ai à elle aucune familiarité. Pour le dire autrement : en français j’ai été élevée par les livres comme d’autres enfants, en d’autres temps et en d’autres lieux, ont été élevés par des loups. »
Propos inaugural, chaire d’écrivain en résidence de Sciences Po, 2024

Bibliographie (extraits)

Faites un vœu, L’Olivier, 2022
Comme un ciel en nous
, Stock, 2021
L’avancée de la nuit, éditions de l’Olivier, 2017
La Blonde et le Bunker, éditions de l’Olivier, 2012
Le Londres-Louxor, éditions de l’Olivier, 2010
Roméo y Julieta (un cratère), éditions de l’atelier In8, 2008
Corps volatils, éditions de l’Olivier, 2007
Histoires contre nature, éditions de l’Olivier, 2006

Littérature jeunesse

Irina vs Irina, L’École des loisirs, 2012
Holmes et moi, L’École des loisirs, 2004
Leçon d’équilibriste n°1, L’École des loisirs, 2004

Prix littéraires

2007 : Bourse d’écrivain de la Fondation Lagardère pour Histoire contre nature
2007 : Prix Goncourt du premier roman pour Corps Volatils
2012 : Prix Wepler mention spéciale du jury pour La Blonde et le Bunker
2017 : Prix Zorba et Prix Castel pour L’avancée de la nuit
2017 : Révélation française de l’année pour le magazine Lire
2021 : Prix Médicis essai  pour Comme un ciel en nous

Sylvain Prudhomme

Sylvain Prudhomme a passé son enfance à l’étranger (Cameroun, Burundi, Niger, Ile Maurice) avant de venir étudier les lettres à Paris. De 2009 à 2012, il dirige l’Alliance franco- sénégalaise de Ziguinchor, en Casamance.
Il a été l’un des membres fondateurs de la revue Geste et a collaboré au journal Le Tigre, pour lequel il a notamment écrit deux feuilletons : Africaine Queen (2010), sur les salons de coiffure du quartier Château d’Eau, à Paris, et La vie dans les arbres (2011), sur les habitants des forêts de l’Ariège
Il a également traduit l’essai Décoloniser l’esprit, de l’écrivain kényan Ngugi wa Thiong’o (La Fabrique, 2011).
Auteur de romans, reportages et chroniques, Sylvain Prudhomme a publié une dizaine de livres salués par la critique et traduits à l’étranger, parmi lesquels Là, avait dit Bahi (L’Arbalète, prix Louis-Guilloux 2012), Les Grands (révélation française 2014 du magazine Lire), Par les routes (L’Arbalète, prix Femina 2019), Les Orages (L’Arbalète 2021) et L’enfant dans le taxi (Minuit, 2023).

« Celui ou celle qui écrit pourrait se contenter de vivre. Mais non, il ou elle éprouve le besoin de reprendre la vie, de patiemment la recréer dans l’ordre des mots, de se la rendre mieux intelligible en la triturant, la recomposant, la corrigeant, la malaxant. Dans mon cas c’est très net. Je vois bien que j’aime ce travail de déplacements, de décalages permanents, en bâtard, un pied dans le réel, un pied dans l’imaginaire ».
Entretien accordé à Diacritik, 2023

Bibliographie (extraits)

Coyote, éditions Minuit, 2024
L’enfant dans le taxi,
éditions Minuit, 2023
Les orages, L’Arbalète, Gallimard, 2021
Par les routes, L’Arbalète, Gallimard, 2019
L’Affaire furtif, L’Arbalète, Gallimard, 2018
Légende, L’Arbalète, Gallimard, 2016
Les Grands, L’Arbalète, Gallimard, 2014
Là, avait dit Bahi, L’Arbalète, Gallimard, 2012
Tanganyika Project, Léo Scheer, 2010.
L’Affaire Furtif, Burozoïque, 2010 (avec des dessins de Lætitia Bianchi)
Les Matinées d’Hercule, Serpent à plumes, 2007

Prix littéraires

2019 : Prix Femina et prix Landerneau des lecteurs pour Par les routes
2017 : prix François-Billetdoux 2017 de la SCAM pour Légende
2016 : prix Révélation 2016 de la Société des gens de lettres pour Légende
2016 : Finaliste du Grand prix de l’Académie française pour Légende
2015 : prix de la Porte Dorée pour Les Grands
2014 : prix Georges-Brassens pour Les Grands
2014 : prix Climax Musique et Littérature pour Les Grands
2014 : Révélation française de l’année 2014 par la rédaction du magazine Lire pour Les Grands
2012 : Prix Louis Guilloux pour Là, avait dit Bahi

à lire


« Certaines choses, il arrive qu’on ne veuille pas les voir, je le sais bien ; je suis comme tout le monde, une forme d’aveuglement ne m’est pas étrangère. Parfois, c’est un luxe. Un moyen de défense face à la violence du monde. Parfois aussi, l’aveuglement est la violence du monde, et on essaie d’imposer à l’autre de ne pas voir. »

En 2019, la rédaction de Libération a demandé à Jakuta Alikavazovic de tenir une chronique dans la rubrique « Écritures ». La mission : un texte par mois ; sujet libre. Que faire alors de cette contrainte alliée à une vertigineuse liberté ? Elle y répond à sa manière, car le monde offre toujours de quoi faire, plus que jamais quand on le regarde de biais, avec ironie, humour, un sens précieux du détail et une dose nécessaire de poésie. Dans ce livre, il est question d’un penny exposé au British Museum, de la mort d’un chat, d’un hamster et, parfois, d’espoir.


Si l’on s’en tient aux faits, l’auteure passe la nuit du 7 au 8 mars 2020 au musée du Louvre, section des Antiques, salle des Cariatides, avec un sac en bandoulière dans lequel il y a, entre autres, une barre de nougat illicite.

Les faits, heureusement, ne sont rien dans ce livre personnel, original, traversé d’ombres nocturnes et de fantômes du passé, de glissades pieds nus sous la Vénus de Milo, ce livre joyeux et mélancolique, qui précise vite son intention : « Je suis venue ici cette nuit pour redevenir la fille de mon père. »
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Pour écrire ce livre, Sylvain Prudhomme a parcouru en autostop les 2500 km qui séparent les deux extrémités de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Un périple qui lui a fait croiser des ouvriers, des camionneurs, un trafiquant de drogue, un artiste, une employée de station-service… Coyote restitue la voix de ces inconnus rencontrés au hasard de la route et donne à voir leurs visages, saisis à la volée.
À travers ces fragments de vie, Sylvain Prudhomme brosse un portrait sensible et humain de cette zone frontalière, qu’on ne connaît que par l’hyper-violence des faits divers et les discours de campagne de Trump.

« Je sais seulement que cela fut. Que ces deux bouches un jour de printemps s’embrassèrent. Que ces deux corps se prirent. Je sais que Malusci et cette femme s’aimèrent, mot dont je ne peux dire exactement quelle valeur il faut lui donner ici, mais qui dans tous les cas convient, puisque s’aimer cela peut être mille choses, même coucher simplement dans une grange, sans autre transport ni tendresse que la fulgurance d’un désir éphémère, l’éclair d’un plaisir suraigu, dont tout indique que Malusci et cette femme gardèrent longtemps le souvenir. Je sais que de ce plaisir naquit un enfant, qui vit toujours, là-bas, près du lac. Et que ce livre est comme un livre vers lui. »

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