Archives des Lettres d'automne - Page 59 sur 61 - Confluences
Dans Ma mère ne m’a jamais donné la main, Thierry Magnier suit les pas d’un homme qui doit retourner sur les lieux de son enfance pour y régler une succession patrimoniale. Accompagné de son meilleur ami, il débarque dans un pays lointain dont on comprend qu’il a été le théâtre d’événements meurtriers. Saisi par l’inquiétante étrangeté des ruines de sa maison, il entre dans le monde des fantômes qui le mènera au bout de ses obsessions.
Thierry Magnier s’appuie sur les photographies oniriques de Francis Jolly pour plonger le lecteur dans un univers aux confins du réel. Jeanne Benameur, complice d’écriture de l’auteur et du photographe, accompagnera cet échange par la lecture d’extraits.
Francis Jolly expose ses photographies à la librairie La femme renard tout au long du mois de novembre.
Cette manifestation affiche complet mais nous avons ouvert une liste d’attente. N’hésitez pas à nous contacter.
Soirée programmée avec le soutien de la ville de Moissac
Dans Dialogue d’été de Anne Serre, un écrivain explique à son interlocuteur – ou son double ? – comment il entre dans l’écriture et l’imaginaire. Il lui parle de ses personnages, des relations qu’il entretient avec eux et l’entraîne de l’autre côté du miroir, là où le roman prend corps.
Anne Serre et Agnès Desarthe dialogueront autour de leur conception du roman, de leur propre expérience de création, et essaieront de restituer cette traversée au long cours que représente la fabrication d’un roman.
Quelques extraits de lecture de Dialogue d’été, par Anne Serre elle-même, viendront ponctuer cet échange.
Manifestation programmée avec le soutien de la Maison de Retraite Protestante
L’œuvre d’Andrée Chedid (invitée d’honneur du festival Lettres d’automne en 2001) parie sur les privilèges du coeur et la fraternité de la parole. Elle pose un regard sur le monde et les autres qui n’exclut ni émerveillement ni lucidité.
C’est en poète qu’elle perçoit et exprime son univers, marqué par l’espérance et la tragédie, la beauté comme la cruauté.
Cette lecture propose de découvrir un choix de poèmes et nouvelles interprétés par Maurice Petit et prolongée au piano par Émilie Véronèse.
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Journée organisée par Confluences et l’ESPE de Montauban, en collaboration avec les éditions de L’école des loisirs et la librairie Le Bateau Livre
Passionnés, curieux, étudiants, professionnels du livre ou de l’éducation…, cette journée de rencontres et de réflexion autour de la littérature pour la jeunesse et de sa médiation est faite pour vous !
Cette année, les éditions L’école des loisirs (où Agnès Desarthe publie ses livres pour la jeunesse) qui soufflent en 2015 leurs cinquante bougies, seront mises à l’honneur.
Au programme :
- 50 ans de littérature jeunesse à l’école, rencontre avec Nathalie Brisac
Comment le livre est-il entré à l’école ? Quelles sont les ressources à disposition des enseignants pour travailler avec les livres ? Quels sont les titres qui ont marqué l’évolution de la littérature pour la jeunesse ces cinquantes dernières années ? Voilà quelques-unes des questions que se propose d’aborder Nathalie Brisac en s’appuyant sur l’histoire des éditions de L’école des loisirs. - Comment j’ai appris à lire, rencontre avec Agnès Desarthe
Dans son essai Comment j’ai appris à lire paru en 2010, Agnès Desarthe, cheminant à travers ses souvenirs, découvre ce qui a entravé son désir de lecture et comment l’écriture l’a rendue meilleure lectrice, elle mène une enquête passionnante, puisant au coeur d’un secret, « celui de n’avoir pas aimé lire pendant longtemps ! » - La lecture avec les tout-petits, rencontre avec Jeanne Ashbé
Auteur et illustratrice d’une cinquantaine d’albums dont la plupart s’adressent aux tout petits enfants, Jeanne Ashbé travaille aussi pour la presse, anime des formations à la lecture et va régulièrement à la rencontre des enfants en crèche ou maternelle comme des professionnels de la petite-enfance. - Visite de l’exposition L’école des loisirs, nos héros préférés et dédicaces sur le stand de la librairie Le Bateau Livre
Vous pouvez télécharger ci-dessous le programme détaillé et la fiche d’inscription.
« Dans Le Kit, un unique personnage masculin s’adresse à deux femmes qu’il rencontre dans une salle d’attente.
Il les prend pour des soeurs (ce qu’elles sont effectivement), et va jusqu’à parier qu’elle sont jumelles. Il désire, dit-il, les utiliser pour mieux voir le monde et le regarder, grâce à elles, à travers des jumelles.
C’est un peu ce que j’ai choisi de faire, moi aussi : regarder le monde en en grossissant démesurément certains détails, jusqu’au grotesque. Donner la parole à deux femmes qui sont à la fois semblables et opposées, complices et adversaires, deux soeurs qui s’épaulent et s’affrontent. » Agnès Desarthe
Fondées en 1991 par Olivier Cohen, les éditions de L’Olivier n’ont eu de cesse de construire un catalogue exigeant et éclectique, avec une vraie politique d’auteurs.
Très orientée vers la littérature anglo-saxonne (en raison des affinités et du parcours de son créateur), la maison s’est néanmoins ouverte à la littérature française et d’autres régions du monde, mais reste marquée par l’empreinte d’auteurs phares tels que Richard Ford, Jay McInerney, Raymond Carver, Cormac McCarthy ou plus récemment David Foster Wallace. Ces auteurs voisinent avec des romanciers français parmi lesquels plusieurs invités de cette édition du festival : Agnès Desarthe, Geneviève Brisac, Florence Seyvos…
Cette rencontre sera l’occasion de revenir sur ce parcours de vingt-cinq ans d’édition avec Olivier Cohen, dont « [la] conception artisanale du métier n’a pas changé : lire, et faire lire les livres que l’on a aimés. »
Elle sera suivie par une lecture d’extraits du dernier roman d’Agnès Desarthe, Ce coeur changeant, proposée par l’auteur elle-même. Usant de toutes les ressources du romanesque, Agnès Desarthe mêle le murmure de l’intime et le souffle de l’Histoire dans ce grand livre baroque qui signe son retour à la fiction…
Invitée d’honneur de Lettres d’Automne en 2003, Nancy Huston illustre à merveille le thème de « la musique des mots » choisi par Agnès Desarthe. Musique et littérature demeurent en effet indissociables dans une grande partie de ses romans, comme Variations Goldberg, Instruments des ténèbres, Prodiges, L’Empreinte de l’ange… et s’affirment comme une source vive et constante de son inspiration.
Nancy Huston pratique par ailleurs quotidiennement et depuis des années clavecin, piano et flûte. C’est donc en mêlant les mots et les notes, en lectrice et pianiste que Nancy Huston nous propose des extraits de Bad Girl, son dernier roman. Une « première » pour elle, une immense chance pour nous.
Le terreau de Bad Girl ? La famille. « Les gens te demanderont souvent pourquoi la famille est ton thème de prédilection, écrit-elle, et tu les regarderas, perplexe. Y en a-t-il d’autres ? ce n’est pas seulement par la connaissance que la personnalité et l’oeuvre se construisent, mais par son opposé, ce qu’on ne sait pas, mais qui, dans l’absolu, manque. »
Dédicaces de l’auteur à l’issue de la rencontre.
Publié en 2012 par les éditions Réciproques et Confluences, ce recueil réunit quatorze textes d’écrivains et artistes proches de l’histoire de Confluences, et évoque le souvenir pour chacun(e) durant l’enfance, de ses premières émotions poétiques.
Geneviève André-Acquier qui l’a édité, Diane de Bournazel qui l’a magnifiquement illustré, Jean-Claude Mourlevat et Maurice Petit évoquent ensemble cette expérience éditoriale et ces deux derniers lisent leurs textes rédigés pour cette publication.


