Archives des Les rendez-vous de Confluences - Page 5 sur 53 - Confluences

La lecture comme résistance

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avec Myriam Anderson et Bernard Wallet

Myriam Anderson a été éditrice chez Actes Sud durant près de vingt ans, maison où elle a accompagné Justine Augier, mais aussi Mathias Enard et Pierre Ducrozet. Bernard Wallet a fondé les éditions Verticales en 1997 et les a dirigées jusqu’en 2009, publiant notamment Régis Jauffret, Chloé Delaume et Gabrielle Wittkop.
En réunissant, en cet après-midi de clôture, ces deux éditeurs, nous rassemblons également deux immenses lecteurs qui ont eu à cœur, à travers leurs différentes pratiques – non seulement l’édition mais aussi la traduction et l’écriture –, d’en élargir le cercle. Nous tâcherons de nous convaincre ensemble qu’« en ces temps, les attributs de la littérature se mettent à vibrer d’une façon singulière, que lire desserre de façon intermittente la sensation de siège, ravive alors un désir de possible et d’élan, transforme chaque lecteur en potentiel résistant. »
(Justine Augier, Croire)

Talismans

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avec Justine Augier et Christophe Boltanski

Pour ce dernier moment ensemble, Justine Augier et Christophe Boltanski ont pioché dans leur bibliothèque et feront entendre les voix d’auteurs et autrices qui leur sont chers. Ils partageront des livres auxquels ils reviennent régulièrement, des livres inépuisables, ardents, qui, à chaque relecture, se font présents au monde et à nos vies.
Autant de talismans à glisser dans notre poche, à serrer dans notre main, à se passer pour faire circuler du courage et de l’envie, de l’étonnement et de la joie.

Un féroce besoin d’envol

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avec Lydie Salvayre
Animation Sophie Joubert

Retrouvons Lydie Salvayre pour une traversée de son œuvre, avec ses détours, ses écarts et ses textes moins connus, comme ceux qui « mordent, griffent, ou s’émerveillent » et qui sont réunis dans L’Honneur des chiens (L’ire des marges, 2024).
De La Compagnie des spectres à Pas pleurer, de Rêver debout à Depuis toujours nous aimons les dimanches, nous suivrons une écriture puissante et vivace, indocile, qui accueille tous les registres, le poétique, le lyrique, le rageur, le drôle ou le baroque. Une œuvre qui n’a de cesse d’interroger notre rapport au monde.
Il sera question des langues qui habitent ses livres, d’écoute, d’exil et de révolte, de colère et de beauté, de ce que nous lisons, et bien sûr de littérature : quels pouvoirs lui prêtons-nous ? Quelle foi continuons- nous, bon gré mal gré, à lui vouer ? « C’est que, sans doute, nous avons besoin d’une chose que nous ne savons nommer, d’une chose qui nous dépasse, d’un féroce besoin d’envol, disait Artaud, d’une soif d’esprit, d’une soif d’infini, d’une soif d’impossible à laquelle la littérature, quelquefois, répond. » (Lydie Salvayre, Boomerang, France Inter, 2021)

DJ set et pot de clôutre

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Pour prolonger en musique le plaisir de cette quinzaine partagée, nous avons donné carte blanche à la montalbanaise DJ Rustine.
Rustine – une des facettes de l’artiste-chercheuse Marion Albert – aime articuler les musiques et les situations, activer nos sens de l’écoute, du mouvement et de la célébration !
C’est aussi le moment de flâner une dernière fois autour des tables de la librairie et de profiter du pot de clôture offert avec le concours
de nos partenaires.

Timoclée

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Avec Justine Augier, invitée d’honneur
Lecture Nathalie Vidal (texte inédit)

« Au début des années 2020, je suis tombée sur un tableau d’Elisabetta Sirani, peintre méconnue du XVIIe siècle, sur lequel on voit Timoclée jeter dans un puits le soldat qui vient de la violer. Incapable d’oublier cette image qui n’a cessé d’insister, j’ai tourné autour de la question de la représentation des femmes et des violences sexuelles dans l’art, exploré la vie et l’œuvre de Sirani, qui a inventé, il y a quatre siècles déjà, d’autres manières de peindre les femmes et de représenter les grands récits fondateurs, j’ai buté sur les fondements de nos musées, leurs choix et la violence qu’ils recèlent, je me suis lancée dans une enquête intime sur ce qu’implique le fait d’être une artiste, sur mes colères et mes complicités, sur la façon dont les représentations artistiques des femmes mais aussi leur absence ont marqué ma vie d’une façon bien plus profonde que je ne l’imaginais. » (Justine Augier)

En partenariat avec le Musée Ingres Bourdelle

Lieux d’enfance

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Illustrations originales tirées des albums
Refuge Mouchette (Les Fourmis rouges, 2025 – notre image) et
Le Trousseau de clés (Le Port a jauni, 2026)
Du mardi au samedi 11h à 18h

Cette exposition invite à découvrir l’univers sensible et poétique d’Inbar Heller Algazi à travers deux albums qui explorent, chacun à leur manière, les territoires de l’enfance.
Dans Refuge Mouchette, Inbar Heller Algazi imagine le quotidien fantasque de Lou dont la maison est devenue un refuge pour animaux sauvages, aussi attachants qu’envahissants…
Dans Le Trousseau de clés, ses images dialoguent avec les poèmes de Georgia Makhlouf et déploient un paysage où se mêlent la mer, les souvenirs, la poésie arabe, les fils à linge, les nids et les oiseaux.
Entre fantaisie et délicatesse, son œuvre dit l’enfance au cœur du tumulte du monde.

Les rendez-vous avec Inbar Heller Algazi durant le festival :
Vernissage de l’exposition le samedi 7 novembre à 12h
Lecture et dédicaces à la librairie Le bateau livre le mercredi 18 novembre à 13h30
Journée professionnelle à l’université de Tarn-et-Garonne le jeudi 19 novembre, atelier de 14h à 16h

Femme non-rééducable

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Compagnie La Portée
Texte Stefano Massini (L’Arche éditeur)
Mise en scène et jeu Roxane Driay et Jóan Tauveron

Au début des années 2000, la journaliste russe Anna Politkovskaïa enquête sur la guerre en Tchétchénie, défiant la censure d’État.
Elle est assassinée le 7 octobre 2006 et deviendra une figure incontournable de la liberté de la presse. Femme non-rééducable retrace la vie d’Anna, entremêlant théâtre et musique live. Une vie au service de la vérité, d’un salon moscovite aux ruines de Grozny.
Fondée en 2018, la compagnie La Portée, implantée à Albi, est dirigée par la comédienne et metteuse en scène Roxane Driay. Elle se consacre aux écritures théâtrales contemporaines, porte sur scène des sujets de société et s’applique à mettre en fiction le monde réel pour mieux le raconter.

Tarifs La Négrette : 8€ / 5€
Spectacle en partenariat avec la salle de spectacle La Négrette, CC Grand Sud Tarn-et-Garonne

Soirée cinéma

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18H – Les Grandes Ondes
de de Lionel Baier (2014)
avec Valérie Donzelli, Michel Vuillermoz, Patrick Lapp…

Avril 1974. Deux journalistes de la radio sont envoyés au Portugal pour réaliser un reportage sur l’entraide suisse dans ce pays. Bob, technicien proche de la retraite, les accompagne à bord de son fidèle combi VW. Mais sur place, rien ne se passe comme prévu : la tension est à son comble entre Julie, la féministe, et Cauvin le reporter de guerre. La bonne volonté de Pelé, le jeune traducteur portugais, n’y fait rien : la petite équipe déclare forfait. Mais le vent de l’histoire pousse le combi VW en plein cœur de la Révolution des Œillets…
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Petite restauration (encas froid) proposée entre les deux films par La coulée douce
(assiette à 10 euros).
Réservation des assiettes auprès de Confluences : 05 63 63 57 62
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21H – Fatherland [ AVANT-PREMIÈRE ]
de Pawel Pawlikowski (2026)
avec Hanns Zischler, Sandra Hüller…

En 1949, Thomas Mann, lauréat du prix Nobel de littérature, retourne pour la première fois en Allemagne depuis la fin de la guerre, accompagné de sa fille Erika, comédienne, autrice et pilote de rallye. Au volant d’une Buick noire, ils entreprennent un voyage éprouvant dans un pays qu’ils ont fui, seize ans plus tôt, lors de la prise de pouvoir du parti nazi. De Francfort, sous domination américaine, jusqu’à Weimar, contrôlée par les Soviétiques, père et fille traversent une Allemagne en ruines, coupée en deux par la guerre froide.

 

Tarifs La Muse : 05 63 63 44 74.
1 film : 7,5€ / 6€ / 5€
2 films : 13€ / 11€ / 10€
Pas de réservation à l’avance. Billetterie sur place le soir même. Ouverture des portes à 17h30


Manifestation programmée par Eidos en partenariat avec le festival.

 

Vernissage de l’exposition « Lieux d’enfance »

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Illustrations originales tirées des albums
Refuge Mouchette (Les Fourmis rouges, 2025) et
Le Trousseau de clés(Le Port a jauni, 2026)

Après la traditionnelle criée de 11 h 44, Inbar Heller Algazi dévoile l’exposition de ses illustrations et partage ses processus de création.


Les rendez-vous avec Inbar Heller Algazi durant le festival :
Exposition « Lieux d’enfance » du 7 au 28 novembre 2026
Lecture et dédicaces à la librairie Le bateau livre le mercredi 18 novembre à 13h30
Journée professionnelle à l’université de Tarn-et-Garonne le jeudi 19 novembre, atelier de 14h à 16h