Archives des Lettres d'automne - Page 25 sur 68 - Confluences

Pierre Ducrozet, variations d’un écrivain

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Documentaire de Jean René (26 min), suivi d’un échange entre Jean René et Pierre Ducrozet.

Jean René a réalisé un portrait de Pierre Ducrozet, éminemment personnel mais posant des questions universelles : qu’est-ce que c’est être écrivain aujourd’hui ? Une sensibilité artistique se transmet-elle ? Comment se déploie-t-elle ?
« C’est un passage de flambeau, de père à fils, autour de la création, de la littérature, de la musique. J’ai passé l’essentiel de ma vie à écrire et chanter pour les enfants, et Pierre m’a toujours vu partir en tournée, revenir, créer une chanson pour lui ou son frère. Lui découvrait les livres, le cinéma et moi je ne faisais qu’ouvrir quelques portes : Cendrars, Kerouac, Miller.

Devient-on écrivain par hasard ou se glisse-t-on dans une histoire qui avance ?
J’ai alors décidé de faire une sorte d’arrêt sur image dans sa carrière, au moment où paraît son sixième roman. Ausculter tous les chemins qu’il a pris à côté du roman et voir comment ils tissent un maillage cohérent. » Jean René

©DR

Comme un ciel en nous

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Après un premier recueil de nouvelles, Histoires contre nature, paru en 2006 (L’Olivier), Jakuta Alikavazovic a obtenu le prix Goncourt du premier roman, en 2008, pour Corps volatils (L’Olivier, 2007). Elle construit depuis une œuvre brillante et singulière, transversale dans ses formes et unie par le retour de certaines expériences et motifs : l’exil, l’appartenance à un pays qui n’existe plus (la Yougoslavie), la transmission, les langues, la place de l’art dans nos vies, les histoires d’amour…
De son inoubliable roman, L’Avancée de la nuit (L’Olivier, 2017) à Comme un ciel en nous, récit d’une nuit au Louvre qui prend la forme d’une évocation bouleversante de son père (Stock, 2021 / Prix Médicis essai), cette autrice affûte une langue magnifique, empreinte de délicatesse, d’humour et de mélancolie.
Elle traduit par ailleurs de l’anglais des essais (Considérations sur le homard, de David Foster Wallace, L’Olivier, 2018 et 2020) et des romans (Eve à Hollywood, Eve Babitz, Seuil, 2021). Cette rencontre sera l’occasion d’évoquer toutes les facettes de son œuvre.

©MaiaFlore

Jeanne Benameur est ses deux derniers livres La patience des traces (Actes Sud, 2022) et Dans les pas d'Isis (Bruno Doucey, 2022)

Jeanne Benameur : La patience des traces, Le pas d’Isis

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Nous avons le plaisir de retrouver Jeanne Benameur, qui fut l’invitée d’honneur du festival Lettres d’automne en 2012, à l’occasion de la parution de ses deux derniers livres : La patience des traces (Actes Sud, 2022) et Dans les pas d’Isis (Bruno Doucey, 2022)

Une rencontre proposée en partenariat avec la librairie La femme renard et animée par Caroline Berthelot, libraire.

— La patience des traces
Psychanalyste, Simon a fait profession d’écouter les autres, au risque de faire taire sa propre histoire. À la faveur d’une brèche dans le quotidien – un bol cassé – vient le temps du rendez-vous avec lui-même. Cette fois encore le nouveau roman de Jeanne Benameur accompagne un envol, observe le patient travail d’un être qui chemine vers sa liberté. Pour Simon, le voyage intérieur passe par un vrai départ, et – d’un rivage à l’autre – par le lointain Japon : ses rituels, son art de réparer (l’ancestrale technique du kintsugi), ses floraisons…
Quête initiatique qui contient aussi tout un roman d’apprentissage bâti sur le feu et la violence (l’amitié, la jeunesse, l’océan), c’est un livre de silence(s) et de rencontre(s), le livre d’une grande sagesse, douce, têtue, et bientôt, sereine.
Vidéos et extraits sur le site d’Actes Sud

— Dans les pas d’Isis
Elle est seule et avance. Elle ne laisse aucune empreinte sur le sable, mais sa pensée « recoud les fragments du monde ». Elle chemine d’un mot à l’autre et trace des signes dans la poussière des lendemains. Pour tous, cette figure mythique porte le nom d’Isis, déesse funéraire de l’Égypte antique qui rassemble les morceaux épars d’un amour défunt. Mais pour Jeanne Benameur, qui signe là son livre le plus personnel, elle est une sœur qui marche sur la terre, en bordure d’océan, sur un étroit chemin ou sur « le sable humide encore de la dernière marée ». Avec Isis, la poésie répond à l’appel de la vie, là où le bleu du ciel se mêle à celui de la mer. Isis ou le temps à l’œuvre dans nos vies. Comme ces mots dont nous sommes « le logis éphémère ». Comme un rêve éveillé, une pensée qui apaise. Isis, l’unité retrouvée.

quand les mots viennent enfin
dans la simplicité de l’évidence
alors
je sais
comme Isis
que le corps du monde est là

il apparaît
et je sens
la terre sous mes pieds
je peux penser enfin ce monde où je vis
et y prendre
ma place

Crédit photo Guy Roumagnac Lettres d’automne 2012

Image de la mer Méditérannée - Pixabay

Les Romans de la grande bleue

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Dans une série d’émissions réalisées par France Culture au cours de l’été 2021, Mathias Énard évoque dix pays, dix romans, de Tanger à Istanbul, des colonnes d’Hercule au Bosphore… pour partager dix visions d’auteurs et d’autrices du pourtour méditerranéen.
Tranquillement installé dans un fauteuil, embarquez pour une navigation littéraire autour de la Méditerranée !

Salon d’écoute proposé avec le concours de France Culture.

Regards croisés

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Le temps d’un café, vos médiathécaires présentent leurs découvertes et échangent avec vous autour d’une thématique littéraire.

Que ce soit Mathias Énard et sa langue puissante et fouillée qui nous embarque dans un voyage érudit dans la littérature, ou Léonor de Recondo qui explore la brèche du sensible avec finesse et poésie, ces deux auteurs ont en commun d’être des explorateurs de la langue qui font le lien, chacun à leur manière, entre les lieux, les cultures et les époques. Le tout, ciselé par un amour de l’art et la musique, deux thèmes forts qui ponctuent une grande partie de leurs romans

Manifestation proposée par la médiathèque de Moissac

Gratuit sur réservation auprès de ma médiathèque de Moissac : bibliothèque.moissac.fr ou 05 63 04 72 33

Portrait de Pascal Amoyel

Looking for BEETHOVEN

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Avec Pascal Amoyel
Mise en scène : Christian Fromont

Après les succès du Pianiste aux 50 doigts et du Jour où j’ai rencontré Franz Liszt, Pascal Amoyel crée son nouveau spectacle dédié au monstre sacré : BEETHOVEN.
Le compositeur le plus joué au monde n’en est pas moins l’un desplus mal connus. À l’occasion du 250e anniversaire de sa naissance en 2020, Pascal Amoyel mène une enquête palpitante et décode le chef- d’œuvre absolu du piano, les 32 Sonates, véritable journal d’une vie. Servi par un pianiste de renommée internationale récompensé par une Victoire de la Musique, ce spectacle révèle le visage secret de l’homme. Ou comment, alors que la vie lui refusait la joie, Beethoven la créa lui-même dans sa musique pour en faire don à l’humanité…

Entendrez-vous Beethoven de la même manière ?

Spectacle programmé par le Théâtre Olympe de Gouges, en résonance avec Lettres d’automne
Tarifs et réservations auprès du théâtre : spectacle.montauban.com – 05 63 21 02 40

Ecritures, traductions et variations

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Avec Diane Meur et Mathias
Énard Modération : Catherine Pont-Humbert

 

Diane Meur est traductrice et romancière, deux activités pour elle indissociables comme elle en témoigne dans le livre Entre les rives – Traduire, écrire dans le pluriel des langues qu’elle a publié aux éditions La Contre Allée : « J’écrirais sans doute autre chose, et autrement, si je ne passais pas une partie de mon temps à traduire depuis deux langues étrangères, si j’étais ancrée dans une seule langue, une seule culture, un seul territoire. »
Ses romans sont publiés par les éditions Sabine Wespieser et ont reçu plusieurs prix littéraires. Le dernier, Sous le ciel des hommes, nous entraîne dans un grand-duché imaginaire et quelque peu anachronique au cœur de l’Europe, tandis que le précédent, La Carte des Mendelssohn, proposait une vertigineuse exploration généalogique de la famille du compositeur Felix Mendelssohn. Parmi les auteurs qu’elle a traduits, figurent plusieurs compositeurs ou théoriciens de la musique.

Mathias Énard – qui lui-même parle plusieurs langues et a traduit de l’arabe, du persan, de l’espagnol – et Diane Meur dialoguent au sujet des liens qui se tissent entre musique, écriture et traduction.

main de Géraldine Alibeu dessinant

Jean-Kevin

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De et par Cécile Roumiguière et Géraldine Alibeu

Jean-Kevin aime vivre dans la forêt. Il écoute le chant du ruisseau, il regarde les feuilles briller dans le soleil, il ne s’ennuie jamais.
Il sait déjà faire des tas de choses tout seul : nager, trouver du miel, construire une cabane de branches.

Jean-Kevin pourrait être le plus heureux des oursons, si sa mère ne le traitait pas encore comme un bébé. Mme Cofé est une maman ourse inquiète. On n’y peut rien, c’est comme ça. Ce qu’aimerait Jean-Kevin, c’est se sentir libre, s’envoler !

Un ours chanteur… peut-on imaginer plus incongru ? Pourtant, pour prouver à sa maman qu’il n’est plus un ourson, Jean-Kevin va tout faire pour devenir le chanteur le plus aimé de la forêt. Mieux : il va enchanter le monde entier !

Venez découvrir cet album au détour d’une lecture en dessins et en musique, proposée par Cécile Roumiguière, magicienne des mots et Géraldine Alibeu jongleuse de formes et de couleurs.

Manifestation proposée en partenariat avec la Mémo, médiathèque de Montauban

Les étoiles les plus filantes

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Avec Estelle-Sarah Bulle
Modération : Jean-Antoine Loiseau

En juin 1958, une équipe de tournage débarque à Rio de Janeiro. Dans les quartiers pauvres accrochés aux mornes se répand la nouvelle d’un drôle de casting : on recherche de jeunes comédiens amateurs noirs. À son adaptation de la pièce de Vinícius, réécriture du mythe d’Orphée et Eurydice, Aurèle Marquant a l’intention de donner pour cadre une favela vibrante de tragédie et de joie.
L’effervescence artistique autour du tournage aiguise aussi d’autres intérêts : deux agents locaux de la CIA airent un coup à jouer avec la bossa nova, la France de Malraux songe à faire de ce film sa vitrine pour le prochain festival de Cannes, tandis que le président du Brésil, menacé par la dictature qui couve, mise sur le projet pour renforcer l’image de modernité du pays.
Comblant l’absence d’archives, Estelle-Sarah Bulle reconstitue, avec une belle vraisemblance, l’histoire d’un film culte, Orfeu Negro, du tournage à sa consécration (Palme d’or-1959).
Un grand roman qui raconte une parenthèse enchantée, sous le signe de la Nouvelle Vague et de la bossa nova naissantes.

Photo du groupe de musiciens Les Accords'Léon, épicerie ne de la chanson

Banquet de clôture

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Avec Mathias Énard et Stéphane Reynaud
Modération : Catherine Pont-Humbert
Lectures : Nathalie Vidal, Jacques Merle, Luc Sabot
Musique : Les accords’Léon

 

Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs, dernier livre paru de Mathias Énard, met en scène un apprenti ethnologue, David Mazon, qui prend ses quartiers dans un modeste village des Deux-Sèvres pour les besoins d’une thèse consacrée à « la vie à la campagne au XXIe siècle ». Logé à la ferme, s’alimentant au Café-Épicerie-Pêche et puisant le savoir local auprès de l’aimable maire – également fossoyeur –, le nouveau venu entame un journal de terrain. Mais déjà le Maire s’active à préparer le Banquet annuel de sa confrérie – gargantuesque ripaille de trois jours durant lesquels la Mort fait trêve pour que se régalent sans scrupule les fossoyeurs – et les lecteurs – dans une fabuleuse opulence de nourriture, de libations et de langage.

Ce goût pour la gastronomie et l’art de la cuisine, qui transparaît dans son dernier roman, Mathias Énard l’évoque avec la complicité du chef cuisinier Stéphane Reynaud. Tandis que des extraits du livre seront mis en voix par les comédiens, tous deux nous mijotent une truculente «variation autour de la terrine», où se marieront saveurs littéraires et culinaires.

Et pour clôturer ce temps d’échange, la fanfare des Accords’Léon prépare son banquet gastronomusical…
Mesdames, Messieurs : alignez les tables, drapez les de vos plus belles nappes et sortez votre plus belle argenterie pour venir apprécier l’univers musical de leur épicerie de la chanson française.
Saurez-vous découvrir tous les ingrédients mélodiques au milieu de leur accordéon, tambour, guitare et cuivres ?

 

À l’issue du concert, nous vous invitons à partager le pot de clôture du festival, offert avec le concours du Domaine de Tucayne et des pâtisseries Mauranes