Archives des Lettres d'automne - Page 55 sur 68 - Confluences

Mémoires d’Hadrien

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Lecture par Maurice Petit , d’après le texte de Marguerite Yourcenar 

Cette oeuvre, qui est à la fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire. En imaginant les Mémoires d’un grand empereur romain, l’auteur a voulu “refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors“. Jugeant sans complaisance sa vie d’homme et son oeuvre politique, Hadrien n’ignore pas que Rome, malgré sa grandeur, finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l’importance de penser et de servir jusqu’au bout.

Manifestation programmée avec le soutien de la Maison de retraite protestante

Copyright Photo : PHB

Un éditeur, un auteur

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Avec Colette Olive et Emmanuel Venet, modération : librairie La femme renard

Les éditions Verdier, c’est une aventure éditoriale que Colette Olive, cofondatrice, ne manquera pas d’évoquer pour définir un esprit qui préside toujours, après bientôt quarante ans de publications, au choix singulier de ses auteurs. Cette entrée en matière prépare l’échange autour des livres d’Emmanuel Venet, (écrivain et psychiatre) et notamment de sa dernière parution, Marcher droit, Tourner en rond.

Le personnage de ce récit porte un regard acéré sur tout ce qui l’entoure. Et cela débute au moment des funérailles de sa grand-mère à entendre l’éloge insensé de la défunte. Dès lors, rien ne lui échappe, les petits arrangements que nous faisons avec la réalité, les compromis, les promesses non tenues, la mauvaise foi. Un véritable, mais douloureux, jeu de massacre domestique qui répond chez lui – il est atteint du syndrome d‘Asperger – à l’exigence de logique, de transparence, de vérité. Mais il a ses emballements aussi, ses joies, de celles qui peuvent faire tourner la tête : le scrabble, les catastrophes aériennes…, et son rêve amoureux, Sophie Sylvestre ! Heureusement, en cas de vertige, reste le refuge de la solitude.

Une légère blessure

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Avec Johanna Nizard, mise en scène : Othello Vilgard, d’après le texte de Laurent Mauvignier (éd. de Minuit, 2016)
Création novembre 2016 au Théâtre du Rond-Point

« Une légère blessure, c’est une femme qui, au départ, reçoit ses parents à dîner. Une jeune femme l’aide à préparer le repas, mais celle-ci ne parle pas le français et ne le comprend peut-être pas. La femme peut donc lui avouer ses secrets, ses peurs, passer sur elle tout son ressentiment et sa colère, elle sait qu’on ne la contredira pas. Ici, le récit est placé sous le signe de l’arbitraire, du lacunaire, de la brisure ; des instantanés arrachés au précipité d’une mémoire qui se reconstruit en même temps qu’elle s’efface.

Des histoires où se croisent quelques amies, des hommes, des souvenirs agitant des blessures insignifiantes et terribles. Un monde que chaque mot essaie d’approcher, comme pour en reconstituer ou en inventer le sens. Car Une légère blessure, ce n’est pas seulement le récit d’une femme à une autre – d’autant que cette relation à deux est un jeu de dupes, c’est d’abord l’histoire d’un récit qu’une femme se fait à elle-même, dans l’espoir de ressaisir ce mystère qui lui échappe : sa propre vie. » Laurent Mauvignier

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Noir quart d’heure #3

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Avec Marie-José Lafon

Proposés depuis deux ans à La Maison du Crieur et dans les librairies de la ville, ces rendez-vous contés sont appelés « Noirs quarts d’heure » en référence à une tradition orale des mineurs de fond. Le soir, durant un quart d’heure, ils racontaient dans le noir une histoire aux enfants. Façon d’économiser la bougie, d’inventer un récit ou de masquer le fait qu’ils ne savaient pas toujours lire ? Qu’importe… La tradition était belle ! Carl Norac l’a revisitée dans un album publié à L’école des loisirs qui nous a donné l’idée de vous proposer ces quarts d’heure rituels, dans l’obscurité de plusieurs lieux de la ville…
Des rendez-vous insolites à partager en famille !

Entrée libre 

Écritures littéraires, écritures cinématographiques

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Avec Laurent Mauvignier, Bertrand Schefer, Valérie Mréjen, modération : Brice Torrecillas

Bertrand Schefer, réalisateur, philosophe, auteur (Martin, La photo au-dessus du lit, …), Valérie Mréjen, vidéaste, plasticienne, auteur (L’agrume, Troisième personne..) et Laurent Mauvignier, trois voix qui explorent des univers singuliers, mais ont en commun de porter leurs écritures aussi bien sur la page que sur l’écran. Ce dialogue, qui nous invite à interroger la façon dont ces différentes pratiques artistiques se nourrissent l’une l’autre tout en portant chacune ses spécificités, sera précédé de la projection d’un court-métrage réalisé par Valérie Mréjen et Bertrand Schefer : Enfant chéri.

Copyright Photos : Claire Mathon/DR/Stéphanie Solinas

Puisque tout homme est une nuit

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Avec Lydie Salvayre et Laurent Mauvignier,  modération : Alexis Brocas

Dans le dernier livre de Lydie Salvayre, Tout homme est une nuit, vont se faire face, d’une part : un solitaire, un lettré, un pas-tout-àfait- conforme, et de l’autre : les habitants d’un paisible village que l’arrivée de ce nouveau, de cet intrus, bouscule et profondément déconcerte. Très vite surgiront, entre l’un et les autres, l’incompréhension et la méfiance, puis les malentendus et les soupçons mauvais, puis les grandes peurs infondées et les violences que sourdement elles sécrètent. Puisque tout homme est une nuit.
Des questions vieilles comme le monde, mais d’une brûlante actualité, qui traversent également les livres de Laurent Mauvignier, et notamment Continuer. Comment le roman peut-il donner forme littéraire à ces interrogations et nous aider à penser le monde ?
« Si j’aime si profondément le roman, c’est qu’il est par essence humain – je ne dis pas humaniste – humain, oui, parce qu’il met l’expérience humaine au centre de tout, y compris dans sa noirceur et sa banalité. C’est pour cette raison que tout roman est profondément politique : il donne un nom à chacun. Son utopie, son horizon, c’est de vouloir nommer chaque visage, rendre à chacun la singularité et la complexité de sa vie. » Laurent Mauvigner, Le Monde des livres

Copyright Photo : Martine Heissat

Le roman impossible

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Avec Thierry Hesse, modération : Brice Torrecillas

« Chaque matin, au réveil, mon visage me brûlait et je courais me regarder dans un miroir. C’était le visage de l’effroi. La mort de Malik Oussekine, dont je voulais faire un roman, me plongeait à présent dans la peur. J’y voyais une noirceur et une violence prémonitoire que je n’avais encore jamais éprouvées dans l’écriture d’un livre. Une noirceur bien réelle, menaçante, embrasée par les tragédies d’aujourd’hui. » Le Roman impossible est la confession captivante de Samuel Richard, dont la vocation d’écrivain est soudain mise à mal. Parviendra-t-il à écrire le livre qui l’obsède depuis des années, un roman total, un roman de l’accomplissement ?
Le dernier livre de Thierry Hesse aborde l’écriture romanesque comme une expérience qu’il questionne avec une passionnante acuité. Cet échange sera rythmé par des lectures proposées par l’auteur lui-même.

Copyright Photo : Patrice Normand

Continuer

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Avec Marianne Denicourt, conception et montage : Nadine Eghels,  d’après Continuer de Laurent Mauvignier (éd. de Minuit, 2016)
Création Textes & Voix, novembre 2016

Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu’à aujourd’hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter. Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu’elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.
« La prose, à la fois galopante et méditative, de Laurent Mauvignier prolonge toutes les obsessions de ses romans précédents et leur thème récurrent : comment recoller les destins brisés, comment sortir de la guerre, comment faire la paix, comment continuer ? » Jérôme Garcin